Tarte tropézienne : l’histoire du dessert iconique de Saint-Tropez
La tarte tropézienne est une brioche dorée moelleuse garnie de crème vanillée, née à Saint-Tropez en 1952 par le pâtissier polonais Alexandre Micka. Cette gourmandise au doux parfum de fleur d’oranger est devenue le dessert le plus emblématique de la French Riviera au fil des années. Son nom, elle le doit à Brigitte Bardot, séduite par ce dessert pendant le tournage d’un film.
Derrière cette pâtisserie se cache une histoire faite de hasard, de cinéma et d’un secret de famille bien gardé. À l’Hôtel La Mandarine, notre maison 5 étoiles au cœur de Saint-Tropez, on aime la raconter. Nous vous expliquons l’origine de la tarte tropézienne, et nous vous confions les meilleures adresses pour la déguster.

L’histoire de la tarte tropézienne en résumé
La tarte tropézienne est née à Saint-Tropez au début des années 50, dans la pâtisserie d’Alexandre Micka qui s’est inspiré d’une recette de brioche à la crème que lui a transmise sa grand-mère. C’est en 1955, pendant un tournage de cinéma, que Brigitte Bardot goûte le dessert et lui donne son nom. Une recette venue de Pologne, adoptée par un village de la Côte d’Azur, aujourd’hui connue bien au-delà du Golfe de Saint Tropez.
Alexandre Micka : qui est le pâtissier à l’origine de la tarte tropézienne ?
Le créateur de la tarte tropézienne est Alexandre Micka, un pâtissier né en Pologne, arrivé en France et plus précisément à Saint Tropez où il posa ses valises au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Il tombe amoureux du village, de sa lumière, de son petit port où il passera toute sa vie.
Il ouvre alors une boulangerie-pâtisserie au cœur du village où il vend du pain, des viennoiseries, des pissaladières et cette fameuse brioche moelleuse, fendue et garnie d’un mélange de deux crèmes dont lui seul a le secret. Un souvenir d’enfance, venu des terres de l’Est, réinventé sous le soleil provençal pour notre plus grand bonheur.
À ce stade, le dessert n’a pas encore de nom. C’est simplement la spécialité de la maison, celle que les Tropéziens viennent chercher le matin.
Credit image : latartetropezienne.fr

Une légende portée par Brigitte Bardot
En 1955, Saint-Tropez accueille le tournage du film Et Dieu… créa la femme, réalisé par Roger Vadim. Entre deux prises, la jeune actrice qui n’est d’autre que Brigitte Bardot, découvre la tarte tropézienne et en raffole. Elle propose de baptiser ce dessert « la tarte de Saint-Tropez », qui deviendra vite la « tarte tropézienne ». Alexandre Micka adopte le nom et Brigitte Bardot en devient la marraine. Portée par le succès du film et la notoriété de son actrice, la pâtisserie se fait connaître bien au-delà du village.
L’été 1955 voit naître deux mythes en même temps. D’un côté, Brigitte Bardot, que ce tournage propulse au rang de star internationale. De l’autre, la tarte tropézienne, qui devient vite le péché mignon des célébrités de passage à St Tropez. De Boris Vian à Juliette Gréco et bien d’autres se pressent alors dans ce village de pêcheurs, que le cinéma vient de transformer en l’adresse la plus huppée de la Côte d’Azur.

La tarte tropézienne star de la French Riviera
La tarte tropézienne doit sa célébrité à Saint-Tropez autant qu’à son goût. Dans les années 1950 et 1960, l’ancien village de pêcheurs se métamorphose en point de rendez-vous pour les artistes et les célébrités. La dolce vita s’installe sur le port, et la petite brioche tropézienne accompagne chaque été doré entre terrasses et bars animés.
Face au succès, Alexandre Micka dépose la recette et enregistre la marque « La Tarte Tropézienne » au début des années 1970. Il ouvre aussi de nouvelles boutiques dans le golfe, notamment à Cogolin et à Sainte-Maxime. La tarte tropézienne de Cogolin devient d’ailleurs un repère pour les habitants de la région qui la retrouvent aussi au fil des marchés de Saint-Tropez et autres adresses typiques.
La recette d’origine n’a jamais été révélée. Écrite à la main, connue d’une poignée de personnes seulement, elle demeure encore aujourd’hui un secret bien gardé. Cette douceur se vend aujourd’hui bien au-delà du golfe mais si vous avez la chance de passer à Saint Tropez pour goûter la véritable Tarte Tropézienne, cela vaut le détour. On la retrouve d’ailleurs à la carte de plusieurs bonnes tables de Saint-Tropez.

Où déguster la meilleure tarte tropézienne à Saint-Tropez
La meilleure tarte tropézienne se déguste à Saint-Tropez, là où elle est née. L’adresse de référence reste la Maison d’origine La Tarte Tropézienne, sur la place des Lices. Vous pouvez aussi la savourer dans un cadre 5 étoiles, au bord de la piscine à l’Hôtel La Mandarine.
La Maison La Tarte Tropézienne, l’adresse historique
C’est ici que tout a commencé. Installée sur la place des Lices, à l’ombre des platanes, la maison perpétue la recette d’origine d’Alexandre Micka. Vous pouvez déguster la tarte sur place ou l’emporter, dans plusieurs formats, de la part individuelle à la grande tarte à partager. La pâtisserie La Tarte Tropézienne a 28 points de vente en France. Une boutique existe aussi à Cogolin, à quelques minutes de Saint-Tropez, pour retrouver la même gourmandise un peu plus loin.
Credit image : latartetropezienne.fr

La tarte tropézienne à l’Hôtel La Mandarine
À l’Hôtel La Mandarine, nous proposons aussi une tarte tropézienne à savourer dans un cadre plus calme, à l’écart de l’agitation du port. On l’apprécie au petit-déjeuner, dans le jardin, ou à l’heure du goûter. Notre bar et restaurant met la gourmandise à l’honneur toute la journée, et le room service reste disponible 24h/24 pour répondre à vos envies sucrées, quelle que soit l’heure.

De quoi est faite la tarte tropézienne ? La recette d’un secret bien gardé
La tarte tropézienne c’est la rencontre d’une brioche moelleuse, souvent parfumée à la fleur d’oranger et parsemée de sucre perlé qui croquent délicatement, avec une crème vanillée onctueuse, obtenue en mélangeant une crème pâtissière et du beurre, pour une texture étonnamment légère en bouche.
La recette originale est gardée secrète depuis des décennies et transmise à très peu de personnes. On ne peut donc que s’en approcher. Le plus important ne tient pas qu’aux ingrédients : c’est le tour de main et l’équilibre entre les crèmes qui font la différence.
Heureusement, les plus grands chefs pâtissiers en offrent leur interprétation, comme le chef Cyril Lignac qui signe une version raffinée, parfumée à la fleur d’oranger avec une crème diplomate à la vanille. Ou encore le chef Alain Ducasse qui en propose une recette construite autour de la crème mousseline.

Tarte tropézienne : la crème de la crème, symbole de l’art de vivre tropézien
Portée par la notoriété de sa marraine Brigitte Bardot, et par un village adopté par la jet-set, la star des tartes s’est imposée comme un symbole culinaire de l’art de vivre tropézien, qui mêle soleil, gourmandise et élégance. En 1985, Alexandre Micka passe le relais à Albert Dufrêne. Restée une affaire de famille, la maison est aujourd’hui dirigée par son fils, Sacha Dufrêne. Tous ont gardé le même cap que le fondateur : préserver le secret de fabrication et ne rien céder sur la qualité. Aujourd’hui encore, la crème est préparée chaque jour dans la plus grande discrétion, au laboratoire de Cogolin. Sa réussite tient à un savoir-faire précis, en particulier pour lier les deux crèmes qui n’en forment plus qu’une.
La Tarte Tropézienne possède aussi un restaurant, une plage à ramatuelle, un service traiteur, et livre ses créations partout en France grâce à sa boutique en ligne. La marque s’exporte même à l’international.
La maison compte désormais 28 points de vente, surtout dans le sud de la France, le long de la Côte d’Azur jusqu’à Marseille et Cassis. Sa célèbre crème se glisse désormais dans d’autres pâtisseries, comme le Millefeuille Tropézien ou le Paris-Saint-Tropez, sa version du Paris-Brest. Le dessert se décline aussi en format individuel avec la Baby Trop’, pour une envie de sucré à toute heure.
Ce qui fait le charme de la tarte tropézienne c’est que c’est un dessert qui se partage, qui appelle une terrasse ensoleillée accompagné d’un café, d’un thé, d’un rosé de provence ou même d’une coupe de champagne bien fraîche.
Au petit-déjeuner, à l’heure du goûter, en dessert, après un déjeuner d’été, ou lors d’une pause shopping, la tarte tropézienne trouve sa place à tout moment de la journée. Servie fraîche, elle est plus légère qu’elle n’en a l’air, tout en restant généreuse. C’est ce genre de plaisir simple et convivial que l’on aime retrouver à La Mandarine.
